mardi 16 novembre 2010

Fleur de bitume

Avez-vous déjà visité Minsk ? Moi non, et à vrai dire, ça ne me tente pas trop.

Mais voilà, il se trouve que j'ai une robe gris anthracite, donc qui dit robe gris anthracite dit couleur de vernis appropriée. Et Mav' a encore frappé, cet été, en me proposant LA couleur qu'il me fallait. 

"Minsk" by night :


"Minsk" by day :



Un gris anthracite, entre macadam et béton, joliment agrémenté d'une pointe bleutée, un bleu foncé, presque marine. Et il se fond très bien à l'ambiance parisienne de ces jours-ci, entre nuages et pavés gris...

(2 couche "Minsk" Mavala + 1 couche accélérateur de séchage Mavala)

Pam Baileys

vendredi 12 novembre 2010

2 minutes, c'est pas long

Rudolf a une conception de la vie qui me plait bien.
C'est pas parce que c'est la chair de ma chair et que je m'émerveille à chaque bon mot. Non, non ...

Ecoutez, euh lisez ce qui suit :
"Maman, tu sais l'argent ça sert à payer un appartement, une voiture, la nourriture, les jouets ... Alors on va au bureau, on prend l'argent, ça dure 2 minutes et après on peut aller chercher ses enfants à l'école et ils mangent pas à la cantine".

J'ai essayé, l'autre jour de venir à la Tour, demander du cash à la RH et repartir tout de go, ça n'a rien donné. Encore heureux d'ailleurs que je ne me sois pas fait virer !
Ah Rudolf, tu vas être déçu dans quelques années ...

Kate Manzana

mercredi 10 novembre 2010

Muscs Koublaï Khan : le fauve entre en piste

J'aimerais vous parler d'un parfum autour duquel j'ai longtemps tourné, tellement il m'apparaissait importable, étrange, déroutant... dérangeant presque. Et puis il y a 2 ans, j'ai sauté le pas... pour mon plus grand bonheur, puisque depuis, il ne m'a pas quittée...

Muscs Koublaï Khan de Serge Lutens
La piste aux étoiles s'installe chez Sephora


"The more I see (smell) you, the more I want you" pourrait bien être le thème qui colle à la peau (de bête) de Muscs Koublaï Khan, le musc-fauve hautement addictif et déroutant né du duo génial composé de Serge Lutens, pour la création, et de Christopher Sheldrake, pour la mise en olfaction. Les deux compères ont en effet installé, depuis fin octobre 2009, leur chapiteau sous les banières noires et blanches de Sephora : roulement de tambour : Monsieur Loyal et le dompteur de fauves entrent en piste !

Muscs Koublaï Khan a donc rejoint (pour un temps seulement) la famille des Exports et sort de la rondeur de son flacon-cloche des Salons du Palais Royal pour s'enflaconner à la verticale en vaporisateur rectangulaire 

Et ce musc-là, donc, plus on le sent, plus on le veut. Parce qu'il faut bien avouer, à ce stade de la lecture, qu'il n'est guère accessible - olfactivement parlant - dès le premier essai. L'impression générale à la découverte de Muscs Koublaï Khan (MKK pour les perfumistas) serait du style : "Ouhla, ça sent le cirque par ici !", ou encore "Tu sens le fauve !", et encore "Hummm tu sens très bon mais c'est quoi ?". Alors, MKK pue ou sent bon ? La question est posée sans détours. Entre attraction et répulsion. Car oui, il faut se rendre à l'évidence : MKK dérange, déroute, interpelle... et finit par séduire. Beaucoup !
 
 La première fois que je l'ai senti, la répulsion a tout de suite opéré : "Oh mon dieu mais qu'est-ce que c'est que ce parfum ?". Je n'ose aller plus avant dans mes réflexions olfactives peu flatteuses, qui pourraient heurter votre nez. Disons, entre bouc, bergerie et cage aux fauves, voilà ce que m'a, entre autres, évoqué MKK. Et puis zut, non, je ne pouvais en rester là, il fallait que je comprenne ce qui m'interpellait tant dans ce jus, car oui, attraction/répulsion faisant, cette fragrance-là avait déjà eu, sans que je le sache encore, raison de mes sens et prise dans ses griffes. Alors je l'ai porté. Chez moi, en  catimini et dans l'intimité de ma chambre. Un parfum d'alcôve, donc. Oser sortir avec ? Vous n'y pensez pas ! Il est bien trop... trop... trop quoi d'ailleurs ? Ma réponse serait : trop sensuel... trop... sexuel presque. Oui, sexuel, allons-y franchement : MKK, c'est une joue qui rosit sous le plaisir, un souffle un peu court, un corps qui se relâche et s'alanguit, une perle de sueur au creux de la nuque, un relent de draps froissés au petit matin. Alors, il faut le tirer du lit et lui faire prendre un bain de foule. J'ai donc pris le métro avec MKK, j'ai dîné en ville avec MKK, je suis allée au bureau avec MKK, au supermarché avec MKK, j'ai aussi dormi avec lui. 

Et la part intime de ce musc-civette sous-tendu de rose, dévastateur, affolant, grisant, bousculant tous mes sens, en descendant dans la rue, a pris un autre sens, d'autres facettes plus sages. MKK sent aussi le cou de bébé, le creux poplité du genou grassouillet d'un nourrisson, l'odeur de sa peau qui exsude le lait maternel, la douceur d'un chaton ronronnant lorsque l'on enfouit le nez dans la fourrure tiède de son ventre. Piste aux étoiles ? Fauve ? MKK est un fauve, oui, un fauve à dompter. Passé le premier coup de fouet, le tigre se fait chaton, tout sage, tout doux. Car tel est le paradoxe de MKK : il bouscule, il dérange, il rugit, pour finir docilement allongé à vos pieds, tel un doux animal : la sensualité, l'extra-sensualité en plus. La part animale exacerbée....


Muscs Koublaï Khan. Serge Lutens. Eau de parfum haute concentration, 95 euros les 50 ml.

Pam Baileys

mardi 9 novembre 2010

Découverte forestière

Le week-end de la Toussaint c'est le week end pas it par excellence.
Visite de château médiéval, 2 jours en famille dans un village de 230 habitants dans le Loir et Cher (on dirait qu'ça t'gêne ...), plats en sauce, feux dans la cheminée et .... LA ballade en forêt pour ramasser les champignons.
3 cèpes et 2 pieds de mouton plus tard, sous quelques feuilles roussies, on a trouvé CA :


Un très beau bois de cerf de 4 ans. Tout seul. Dommage, on va pas pouvoir faire de trophée comme dans les châteaux.
Nous étions tous ébahis devant une telle découverte. Rudolf, très fier, a terminé sa promenade en portant le bois, sans râler, ou presque (c'est trop lourd, j'veux plus marcher, quand est-ce qu'on rentre ?).
Et quelques jours après, c'est la maîtresse qui était très contente : elle avait prévu une matinée chanson sur le thème ..................................du grand cerf !
Pas assez it pour faire la couverture de VOGUE mais assez pour impressionner 27 gnômes de 4 ans et leur maîtresse.

Dans sa maison un grand cerf
regardait par la fenêtre
un lapin venir au loin
et frapper chez lui
cerf, cerf, ouvre moi
ou le chasseur me tuera
lapin lapin entre et viens
me serrer la main

Kate Manzana

lundi 8 novembre 2010

Baumes à lèvres : mon banc d'essai

J'ai une manie :  je me tartine les lèvres de baume toute la journée. Je sème des tubes partout, au bureau, à la maison, dans mon sac à main...

En ce moment, je tourne sur 4 tubes (ou pots) différents :


De gauche à droite :

- Guerlain "Baume de la Ferté" (tube) : le Baume de la Ferté est un produit Guerlain vieux comme le monde, qui a été repackagé il y a quelques années. C'est une recette assez basique et qui tient bien la route. C'est-à-dire très efficace, très hydratante, fait les lèvres douces, très peu de produit suffit. Le seul désagrément, et pas des moindres, c'est que la crème est légèrement colorée (rosée), et que, comme la texture est assez épaisse, elle ne permet pas la pose de rouge à lèvres après. J'en met donc le soir uniquement (boutiques Guerlain et parfumeries - 22 euros environ)

- Kiehl's, lip balm formule 1 : j'adore les produits Kiehl's, tous super efficaces. J'ai donc craqué pour le baume à lèvres. Résultat ? Ben... c'est gras ! Trèèès gras ! Et ça hydrate ? Pas du tout ! Déception totale ! Je ne sais même pas si je le terminerai un jour ! (dans les magasins Kiehl's - 15 euros)
- Elizabeth Arden Baume protecteur pour les lèvres SPF 15- Crème de Huit heures : Là aussi, une recette vieille comme le monde, et dont la composition n'a pas changé depuis sa création. Et son parfum, INSUPPORTABLE non plus ! ça pue ça pue ça pue ! Mais, redoutablement efficace ! Le baume n'est pas trop gras, il hydrate immédiatement et durablement les lèvres. S'il ne sentait pas si mauvais, ce serait mon must ! (en parfumerie - environ 21 euros)
- Nivea Labello "milk & honey" : jolie découverte que je dois à Kate. Et belle surprise ! J'ai toujours pensé que Labello = placebo. Que nenni ! ça hydrate bien, ça sent très bon le miel, et c'est pas cher du tout (en grande surface, 3 euros environ).

- Carmex lip balm : Alors là, ce petit pot jaune, c'est mon alter ego ! Je l'utilise depuis plus de 10 ans, j'ai des petites boites un peu partout, je ne peux pas vivre sans ! J'ai même demandé à Kate, lors de son dernier séjour à NYC, de m'en faire provision ! LE baume ! Il est suuuuper hydratant, et son effet frais-mentholé repulpe légèrement les lèvres. Cerise sur le gâteau, il fixe le rouge à lèvres. Le petit pot dure très très très longtemps tellement il en faut peu ! Moi, je l'aime en pot, mais les obsédées de l'hygiène trouveront cette même ancestrale formule en stick (en pharmacie, parapharmacie,  certains Sephora - 5 euros environ).

Pam Baileys

dimanche 7 novembre 2010

Entre Moyen Age et Renaissance, mon coeur balance

Actuellement au Grand Palais, il y a l'expo Monet.
Pendant les vacances, alors que Rudolf était en villégiature chez sa Manou, avec Karl nous sommes allés voir l'expo "France 1500, entre Moyen Age et Renaissance". CQFD !
On est comme ça avec Karl, on ne se laisse pas guider par la foule devant une entrée de Musée, on prend la petite porte, là où il n'y a personne.

L'an 1500 est parait-il mal connu. Il faut attendre 1515, Marignan et François 1er pour entrer dans la Renaissance. Mais avant, il se passe des choses, de très belles choses d'ailleurs.

Plus de 200 oeuvres sont exposées, des sculptures (beaucoup), des parchemins (beaucoup, beaucoup), des tableaux (un peu), des vitraux (un petit peu).
De très belles oeuvres, très délicates, venant des 6 coins de la France.


Si vous aimez les statues de vierges à l'enfant, les saints qui prient, les manuscrits enluminés, courrez au Grand Palais. Les oeuvres sont vraiment superbes, je ne savais pas qu'il y avait de telles merveilles (les statues sont vraiment exceptionnelles). On apprend à connaître une période méconnue, plus proche de la Renaissance que du Moyen Age d'ailleurs. L'atmosphère est feutrée, et invite au voyage : 500 ans mazette, c'est pas rien !
Et je peux l'affirmer haut et fort : cette expo obtient le label "pas it".

Kate Manzana


Jusqu'au 10 janvier 2011 au Grand Palais

vendredi 5 novembre 2010

Mon cours de manucure

Aujourd'hui, atelier manucure. Parce qu'on ne pose pas un beau vernis sur des ongles pas parfaits :-)

Voici le matériel dont vous avez besoin (les accessoires sont utilisés suivant l'ordre dans lequel ils apparaissent, de haut en bas) :


1) Je commence toujours par un gommage des ongles et des mains. Ma recette est simplissime : un peu d'huile d'olive au creux des mains + 1 cc de sucre en poudre, je frotte mes ongles avec la mixture obtenue, puis je rince le tout à l'eau chaude et savonneuse.

2) Je passe ensuite au limage des ongles, avec une lime saphir. C'est, selon moi, la Rolls des limes. Une lime en métal ultra fine, qui lime avec une terrible efficacité. Comme la lime est très fine, elle se courbe et permet donc de mieux suivre la forme de l'ongle, de limer dans les coins, pour adapter la forme de l'ongle désirée. Elle est inusable, et l'alliage dont elle est constituée n'abîme pas l'ongle, le renforce même et évite qu'il ne se casse ou ne se dédouble. Elle est pratiquement inusable (je possède celle-ci depuis plusieurs années). Une fois utilisée, je la rince sous l'eau puis à l'alcool à 90°.

3) Je pose ensuite une lotion émolliente que je laisse agir quelques minutes, pour ramollir les cuticules, que je repousse ensuite avec un bâton de buis. 

4) S'il reste des petites peaux mortes autour de l'ongle, je passe sous celui-ci le coupe-cuticules. Cet objet est constitué d'une lame en métal fourchue, que l'on passe délicatement sous la peau (du côté de la lunule) (veiller à ne pas trop enfoncer la lame sous la peau, ça coupe !!), on opère un mouvement de va et vient sous la peau et les peaux mortes sont ainsi éliminées. L'autre côté (rose) sert comme le bâton de buis à repousser les cuticules, il est plus souple que le buis car en plastique assez mou, donc selon moi plus agréable à utiliser.

5) Je passe ensuite un coup de polissoir sur mes ongles pour qu'ils soient bien lisses et bien brillants.

6) J'applique ensuite une huile nourrissante pour les cuticules. Je fais mon mélange moi-même (flacon jaune en bas à gauche) : huile de ricin (réputée pour fortifier l'ongle) + 2 gouttes d'huile essentielle de citron (pour préserver la blancheur de l'ongle). Je masse bien le pourtour des ongles et je laisse pénétrer quelques minutes, puis j'essuie soigneusement afin qu'il ne reste pas de résidu d'huile sur l'ongle. Sinon, le vernis ne tient pas.

7) Je pose ensuite une base incolore sur l'ongle (flacon en bas à droite) afin que le vernis coloré ne tache pas mes ongles.

8) Ils sont maintenant prêts à recevoir le vernis.

9) Et bien sûr, je fais tout pareil pour les pieds :-)

Pam Baileys



jeudi 4 novembre 2010

Cham cham cham chamois d'or

La semaine dernière, je me suis offert une jolie blouse couleur "chamois" chez Zara.  Mais de vernis "chamois" point dans ma collection ! Horreur, malheur, n'est-ce pas ?

Je me suis donc mise en quête de la couleur idoine. Vendredi, gare de Lyon, en attendant mon train, je furète dans quelques boutiques. Je rentre dans la boutique de bijoux et  makeup "Réserve naturelle" et là que vois-je ? Un vernis "chamois", quelle veine ! Je sors la blouse de son sac, je compare : pile poil la bonne couleur ! Et hop, un petit vernis de plus !

Chamois sans flash et blouse en fond :


Chamois pris au flash :


Contre toute attente et pour un prix modique (3,95 euros), le vernis est de très bonne qualité, tenue et couvrance parfaite. Il s'étale assez mal à la première couche, mais la seconde est nickel.

(2 couches vernis à ongles marque "Réserve naturelle" (pas de nom ni de n° de référence) + 1 couche top coat "Mavadry" Mavala)

Pam Baileys