mercredi 26 octobre 2011

Figurante dans les cocktails

Après "Shrimp cocktail", voici un nouveau vernis pour vos folles soirées ! Bon, OK, vous allez me dire que la couleur est improbable, importable, qu'elle ne va pas à votre teint, mais alors pas du tout, et que voilà, c'est bien pour une soirée ce genre de couleur, mais pas pour tous les jours (pour tous les jours, on s'en fout, on a "Velvet/Mavala" de toutes façons :-) 

Ce qui m'a séduite dans "Wanna Pepperoni" c'est que 1) c'est une couleur que je n'avais pas (si si je le jure !), 2) je l'ai acheté parce que lors de notre dernière virée shopping avec Kate je n'étais pas du tout mais alors pas du tout enthousiaste par tous les vernis qu'on a vus (et pourtant, on en a vu/essayé des tonnes !) et que je ne savais pas quoi acheter, 3) je peux postuler pour faire de la figuration dans les cocktails : ben oui, ne dirait-on pas que j'ai enfoncé des olives vertes (dénoyautées, précision importante !) au bout de mes doigts ? Pratique comme pic à olives non ?



Donc, voilà la bête en question ! (ici avec flash).

Et qu'on ne m'appelle pas Shrek ! :-)
"
(2 couches "Wanna Pepperoni/H&M + 1 couche "Mavadry/Mavala").

Pam Baileys

jeudi 20 octobre 2011

Tenue de cocktail exigée

Les vernis pailletés, irisés, métallisés ne sont pas mes favoris. Je préfère, et de loin, les vernis crème.

Mais voilà, comme en toute chose il faut savoir faire exception, j'ai craqué pour ce corail métallisé argenté.


"Shrimp cocktail" donne un petit air estival à l'automne et réchauffe un peu les journées grises.

Sa texture est parfaite, ultra couvrante, il s'applique et sèche en deux temps trois mouvements. Parfait pour  faire une arrivée en beauté dans les cocktails parisiens :-)


(2 couches "Shrimp cocktail" - Sephora + 1 couche "Colorfix" Mavadry)

Pam Baileys

mercredi 12 octobre 2011

Le Petit Chaperon rouge

Quand j'étais petite, j'avais une fascination pour les chaussures rouges. Je me souviens que j'avais tanné Maman Baileys parce que je voulais, je rêvais, j'étais obsédée par une paire de ballerines en cuir vernis rouge.... et elle avait fini par cédé et me les offrir. Je les aimais tellement que j'aurais pu dormir avec.

Et puis les années ont passé et, si la fascination est demeurée, je n'ai plus jamais osé porter de chaussures rouges.... jusqu'à ce jour où j'ai totalement craqué pour ce modèle, entre bottines et escarpins :

Bon, maintenant que je les ai, il va falloir oser sortir dans la rue avec. Autant ça ne me pose pas de problèmes d'en porter sur les ongles, bien au contraire, autant, aux pieds, je trouve ça plus osé. Mais bon, j'assume la couleur ongulaire, je peux bien assumer la couleur à mes pieds. Et puis comme me le dit mon amie J. "ahhh les chaussures rouges, une fois que tu y as goûté , tu ne peux plus t'en passer ! ça donne la pêche, de l'assurance, une sensation de conquérir le monde et que tout est possible !".

Alors voilà, demain, je porte mes chaussures rouges en chantant à tue-tête, comme Nancy Sinatra "These boots are made for walkin'" ...

http://www.youtube.com/watch?v=SbyAZQ45uww&feature=related


Pam Baileys

lundi 3 octobre 2011

Telle fille, telle mère

Ma croisade pour les ongles vernis n'en finit pas ! Et c'est au tour de Maman Baileys de s'être laissée prise dans mes filets ! C'est sûr qu'à force de me voir les ongles toujours vernis de mille couleurs, elle a craqué, et m'a demandé de lui trouver "un vernis rose". Un vernis rose ! Tu parles Charles comme si c'était simple ! Parce que des roses, il y en a des tas : des fushias, des pâles, des orangés, des bleutés, des pailletés, des irisés, des métallisés, bref, un vrai casse-tête et pas plus d'indications maternelles que "un vernis rose".

C'est une fois devant le rayon Peggy Sage que mon oeil a été attiré par "Valence". Rose, certes, mais alors rose bien rose, pas de concession, il claque il pète il envoie ! Là j'hésite un peu. Heum heum, n'est-ce pas un peu too much pour une honorable mère de famille ? Fi ! J'aime, je succombe : elle aimera, elle succombera !

Et le charme a opéré ! Elle a beaucoup aimé ! Et c'est en le voyant posé sur ses ongles que j'ai craqué : je le veux aussi ! 

Alors, re-direction le rayon Peggy Sage pour m'offrir le même.


Ah ben je vous avais prévenues ! Il claque !

Et puis voilà, j'ai aussi trouvé la robe qui va avec, pour un look girly girly en ce début d'automne... très estival ! :-)


Maman Baileys ne m'a pas suivi sur ce coup-là et n'a pas opté pour la robe rose. 

(2 couches "Valence" - Peggy Sage + 1 couche "Colorfix" Mavala + 1 couche "Mavadry" - Mavala)

Pam Baileys

jeudi 29 septembre 2011

Un siècle de beauté


Qu'avons-nous, femmes du XXIe siècle, en commun avec Cléopâtre ou Néfertiti ? A priori pas grand chose, si ce n'est, depuis des temps immémoriaux, un fort penchant pour la beauté, la nôtre, l'envie de plaire, de se plaire, d'être toujours plus belle, parfois même toujours plus jeune, ce goût du maquillage et autres artifices qui font de nous "nous, en mieux".



Dès l'Antiquité, les femmes ont été soucieuses de leur apparence, usant de fards, onguents, poudres et autres huiles parfumées, comme en témoignent les ustensiles (pots, brosses, peignes, amphores à parfum, cassolettes brûle-parfums) retrouvés sur des sites de fouilles archéologiques dans le monde entier.

Mais c'est sur le XXe siècle que porte cet ouvrage, véritable Bible de la beauté, à l'iconographie foisonnante et superbe. Un siècle de beauté, couvert par plusieurs journalistes spécialisées dans la presse beauté : Nathalie Chahine, Catherine Jazdewski, Marie-Pierre Lannelongue, Fabienne Rousso, Dorothy Schefer Faux et Francine Vormese.

L'ouvrage, très complet, balaie donc le XXe siècle : beauté, cosmétiques, magazines, parfums, il narre l'histoire universelle de la beauté, de l'Afrique à l'Asie et l'Europe.



Dans cet ouvrage unique, on apprendra notamment que, dès 1897, un pharmacien japonais du nom de Fukuhara Shiseido créé la lotion "Eudermine" pour préserver l'éclat de la peau, que François Bourjois créé dès 1912 le fameux fard à joues en poudre pressée packagé dans sa petite boite ronde que nous connaissons toutes. "Le fard pastel", tel est son nom, est toujours l'un des produits les plus vendus et chaque femme en possède au moins une petite boite dans sa trousse à maquillage. La première teinte, "Cendre de roses" est d'ailleurs, de nos jours, toujours la plus demandée. Mais aussi que Eugène Schueller, chimiste de sa profession,  et qui n'est autre que le père d'une certaine... Liliane Bettencourt...créé en 1909 la première coloration chimique pour les cheveux (il fondera en 1910 la société L'Oréal).


En poursuivant la lecture au fil des décennies, on apprend que Coco Chanel, dès 1925, brise les tabous et prône la liberté de mouvements pour les tenues des femmes, les sports de plein air, les bains de mer, le teint hâlé (jusqu'à présent et depuis l'aube des temps, le teint pâle voire diaphane a toujours été considéré comme un signe de beauté). Des femmes comme Jeanne Piaubert, kinésithérapeute, ou encore Nadia Payot, jeune émigrée ukrainienne, révolutionnent la vie des femmes en leur proposant nombre de crèmes, massages faciaux, remodelage de la silhouette. Elles ouvrent à Paris leurs premiers salons dès 1928. L'écrivain Colette ouvrira en 1932 son propre salon de beauté, qui fermera à la Seconde Guerre mondiale.


Au début des années 30, c'est à un jeune émigré russe, Max Factor, que nous devons l'invention du premier fond de teint. Ce dernier était en effet le maquilleur chouchou des stars hollywoodiennes. Il inventa le "Pan cake", fond de teint compact qui accroche la lumière artificielle et donne ce teint au grain si fin inimitable aux stars du grand écran.

Dès 1940, le maquillage se fait plus agressif : c'est la naissance du concept de "vamp", véhiculé par le grand écran et les stars telles que Lana Turner, Véronika Lake, Gene Tierney, Lauren Bacall, ou encore Betty Grabble. Le glamour est né. Ongles laqués de rouge, bouche carmin également, cheveux platine, crantés, laqués. La femme passe des heures dans sa salle de bains pour parvenir, à son niveau, et sans l'aide de professionnels, à se maquiller et se coiffer selon les diktats de la mode de l'époque.



Il faut attendre les années 70 pour voir naître un véritable boom dans l'industrie cosmétique. Le maquillage, dont les trois grandes prêtresses Elizabeth Arden, Helena RUbinstein et Estée Lauder se partagent le monopole, fait désormais partie intégrante de la vie des femmes. Tubes de rouges à lèvres, crèmes de jeunesse, soins en instituts, mascaras, poudres libres, masques, toute une palette de produits prend désormais place intégrante dans chaque salle de bain et dans le quotidien de chaque femme.


 De grands noms de la coiffure, tels Vidal Sassoon, Jean-Louis David ou encore Jean-Marc Maniatis apparaissent, créant chacun un style différent pour chaque femme, pour chaque chevelure.


C'est aussi dans les années 70 qu'apparaissent les premiers soins de comblement des rides avec l'émergence du collagène et des silicones. La marque Clinique inaugure son célèbre soin "Basic 3 temps", au succès jamais démenti et que les consommatrices soucieuses de la beauté et de la préservation de la jeunesse de leur peau achètent toujours.

Les soins cosmétiques, grâce à la science, deviennent toujours de plus en plus efficaces : ils dégomment les rides, font le teint plus clair, la peau plus souple, grâce au rétinol, aux AHA (acides de fruits) et autres crèmes au co-enzyme Q10. Les crèmes se font "intelligentes" et s'adaptent à chaque type de peau. La course effrénée des grands laboratoires de cosmétiques ne s'arrête plus, proposant à un rythme très soutenu de nouvelles crèmes, de nouveaux fards, de nouvelles teintes...

"Beauté du siècle" fait également la part belle à la presse spécialisée dans la beauté. Ainsi nous apprenons que le premier magazine consacré à la beauté des femmes, "Le Cabinet des modes", voit le  jour en 1780, ou que le magazine (toujours dans nos kiosques) "Votre beauté" fait son apparition dès 1933, et aura notamment pour rédacteur en chef, entre 1945 et 1947 un certain.... François Mitterrand !).

Et comme la beauté des femmes passe également par l'art du parfumage, l'ouvrage consacre un long chapître à l'histoire du parfum.

(Jacques Guerlain, créateur des plus grands parfums Guerlain, dont le célébrissime "L'heure bleue", ici dans son laboratoire)



Cet ouvrage extrêmement complet est un outil indispensable pour les passionnées de beauté. Qu'elles soient novices ou confirmées, toutes apprendront quelque chose dans cet ouvrage, truffé de somptueuses images, anecdotes, et autres renseignements historiques et pratiques. Une véritable Bible de la beauté.

("Beauté du siècle" - éditions Assouline - 2001 - 400 pages)

Pam Baileys

lundi 26 septembre 2011

Pique-nique dans la verdure

Bon, ok, c'est la rentrée, les vacances semblent déjà loin, on a déjà le nez dans le guidon, une masse de boulot et pas envie de s'y coller, la tête encore sur la plage. Envie de prolonger la période estivale, de profiter du temps encore beau, d'organiser des pique-niques sur les gazons des parcs.

J'ai donc sauté sur l'occasion en m'offrant ce joli vert "Picnik in the park" de Sephora, qui, bien entendu et vous vous en doutez, est vert, et donc va parfaitement avec plusieurs de mes robes... vertes.


(vous noterez au passage qu'il s'associe très bien également avec mes tongs vertes Havaïanas, que je porte encore un peu - à la maison - pour faire comme si c'était encore les vacances).

Et le voici, avec une de mes robes vertes en arrière plan 


ça fait un peu Hawaïan girl et c'est parfait pour conserver un petit air de vacances.

Application en revanche assez difficile car, comme la plupart des vernis  crème Sephora, la texture est vraiment trop épaisse, donc temps de séchage super long, mais il a une belle matité, aucune paillette ni nacre, pile ce que je recherchais.

(2 couches "Picnik in the Park" - Sephora + 1 couche "Mavadry"- Mavala)

Pam Baileys

jeudi 22 septembre 2011

Lilibeth en HLM


Imaginez le scénario (pas si improbable que ça) catastrophe : les Républicains gagnent les élections nationales en Angleterre ! Jack Barker devient le nouveau locataire du 10 Downing street et révolutionne tout ! En premier lieu, il vire les Windsor de leurs logements respectifs : exit Buckingham Palace et ses quelque 600 pièces, Clarence House, Balmoral et autres lieux de résidence royaux, fin des privilèges et des traitements royaux : désormais, la Famille Royale (qu'on ne nommera plus que "Les Windsor") est recasée dans des logements sociaux de la banlieue londonienne, au doux nom de "La Cité des Fleurs".


Voici donc notre Reine (Lilibeth pour les intimes), logée dans 50 m2, touchant une allocation familiale (ou du moins essayant de la toucher), obligée de se coiffer, s'habiller, faire ses courses, préparer les repas pour Philip (qui déprime grave et ne quitte plus son lit), Charles et Diana (qui s'habille désormais dans les ventes de charité) qui s'entassent avec les petits Harry et William dans un logement miteux, Margaret qui se compacte aussi dans un minuscule studio. Je vous passe les détails sur un voisinage pas des plus raffinés : on est en banlieue et Oh my god, la banlieue, même londonienne, même quand elle a pour nom "La Cité des fleurs", c'est pas toujours du crumble de la tarte !

Les tea-time raffinés cèdent la place à des empoignades et engueulades entres les voisines, les chamailleries de leur marmaille, les coups de gueules de leurs maris remplis de pintes de bière. 


Même Harris, le fidèle chien corgi de Lilibeth s'encanaille et traîne le museau avec les autres chiens zonards et errants du quartier, c'est dire si tout fout le camp ! C'est à en perdre la tête (et la couronne) !


Sue Townsend nous plonge dans le quotidien rocambolesque et hilarant (de cet humour anglais si particulier) de la Famille Royale déchue, dépossédée de sa Couronne, réduite à sa survie dans un monde si hostile dont elle ne connait rien, mais alors rien de rien ! C'est féroce, extrêmement drôle, fin et bien vu. So british quoi !

Tout cela ne serait-il qu'un mauvais rêve ? A vous de lire, à vous de juger !

("La Reine et moi" de Sue Townsend - éd. Le Seuil/coll. Points - sortie avril 2011 - 320 pages - 7 euros)

Pam Baileys