dimanche 20 mai 2012

A triffle my dear ?

Hello my friends !
Vous savez qu'on est en pleine saison des fraises et qu'il ne faut pas perdre de temps pour les déguster sous toutes leurs formes : nature, sucrées, avec un peu de crème, en lamelles, écrasées sur du pain ...

Je vais vous livrer une recette très simple, légère et qui fait son petit effet : le triffle à la fraise.


La liste de courses pour 4 coupelles
100 grs de fromage blanc
60 grs de mascarpone
25 grs de sucre glace (je pense que ça marche avec 20 grs de sucre)
400 grs de fraises (ça doit aussi être pas mal avec des framboises ou tout autre fruit d'ailleurs)
2 ou 3 petites meringues

La recette
1 - mélanger le fromage blanc avec le mascarpone et le sucre
2 - couper les fraises en 4
3 - répartie le mélange "fromage blanc" dans le fond des verrines
4 - Recouvrir de fraises
5 - Emietter grossièrement les meringues et parsemer sur les fraises

Et voilà ! facile non ?

Sur la photo ce sont des Speculoos à la place de la meringue, mais franchement c'est meilleur avec la meringue un peu croquante, d'autant qu'avec les fraises et la crème on ne sent pas le goût du Speculoos, dommage quand même ...
Donc j'ai réitéré à ma façon, mais j'ai oublié de prendre la 2e photo avant de manger le triffle ... ah la gourmandise ....

Franchement, n'hésitez pas, c'est délicieux et facile !
Kate Manzana

vendredi 18 mai 2012

Moonrise Kingdom

Ah ah ! pour une fois que je suis à la page cinématographique, ça se fête par un article sur le pas it blog les ami(e)s ! Avec Karl nous sommes allés voir le même jour que l'ouverture du festival de Cannes, le film projeté au Palais des Festivals : Moonrise Kingdom de Wes Anderson


On a hésité avec le film d'Audiard (De rouille et d'os) parce que jamais un film de Jacques Audiard ne nous a déçu, mais le côté mélo et Marion Cotillard ont eu raison de moi et je me suis rangé aux avis de Karl qui avait très envie de voir Moonrise Kingdom. De toute façon la séance était complète pour le Audiard .... que de toute façon j'irai voir quand même. CQFD.

Moonrise Kingdom ça parle de quoi ?
En 1965, sur une île de la Nouvelle-Angleterre (d'ailleurs l'ambiance du film est plus anglaise qu'américaine), Suzy et Sam, 12 ans, tombent amoureux et concluent un pacte : ils vont s'enfuir ensemble. Sam est scout, toute la troupe va partir à sa recherche, ainsi que les parents de Suzy, aînée d'une famille de 4 enfants. Les aventures commencent.

Wes Anderson est le réalisateur de La famille Tannenbaum, La vie aquatique, A bord du Darjeling limited, des films à l'univers un peu déjanté, proches du conte, avec un soin porté sur l'image et le son.
Dans Moonrise Kingdom, même recette : une ambiance unique avec des personnages attachants, un peu irréels comme des héros enfantins à qui il ne peut rien arriver de grave même si la gravité est en eux. Les enfants ont la maturité qui manquent à leurs ainés et la fraîcheur de leur jeunesse.
Les dialogues, faits de phrases courtes sans ostentation ni explications et discussions san fin, font mouche. Ils contribuent à cette atmosphère poétique.


Les 10 premières minutes j'ai eu un peu de mal. Les images sont léchées, très esthétiques, la caméra bouge pas mal. La mise en scène, les décors sont très étudiés et cela donne une impression de perfection un peu étouffante. Une fois passé cette introduction très visuelle, le réalisateur s'attarde sur les personnages et on s'attache vite à ses gens "hors du commun".

Il y a d'abord les 2 enfants : Sam (Jared Gilman) et Suzy (Kara Hayward).
Ils ont la gravité et la folie des enfants. Ils sont à la bascule de 2 mondes (enfant / adulte). Ils sont considérés comme "enfant à problème" mais juste incompris. Ils se trouvent et décident de ne pas se quitter. Ils se comprennent. Les 2 acteurs sont très touchants et très convaincants.


Et puis vient la star : Bruce Willis, le capitaine Sharp, celui qui doit retrouver les enfants.
C'est un homme taiseux, pas très intelligent mais humain. Bruce Willis a cette faculté de tourner dans des grosses productions des types inintéressants, voire vulgaires et de faire des films d'auteurs, en jouant toujours le "mec normal", faisant oublier ses muscles. Il est parfait.


Dans la même veine, on retrouve Edward Norton, le chef de troupe scout, celui qui perd Sam. Un prof de maths qui rêve d'être un grand chef scout, qui se donne des airs de commandant mais trop sensible.


Et enfin les parents de Suzy, Frances Mc Dormand et Bill Murray. Deux avocats un peu baba cool, qui se parlent avec un porte voix. Deux acteurs parfaits dans leur anti conformisme, leur finesse de jeu (même Bill Murray, si si ....). Ils donnent eux aussi vie à cette atmosphère particulière.


Très sincèrement, le film et l'histoire m'ont touchés. Certe ça n'est pas le chef d'oeuvre du siècle, mais le traitement si particulier du scenario (co écrit avec Roman Coppola, famille mythique du cinéma mondial, qui ne se prend pas au sérieux et reste accessible, j'ai mes sources ...), de la photo et du son, en font à se façon un petit chef d'oeuvre.
J'ai passé une 1h30 hors du temps, de la vie matérielle, de la crise économique, du 21e siècle, des querelles de bistrots, de mon travail, des projets où il faut faire gagner des millions à sa boîte : j'ai plongé dans un bain de fraîcheur, de douceur et d'humain.

Il me reste en mémoire une scène où Sam et Suzy sont sur une plage, un tourne disque passant une chanson de Françoise Hardy et une danse improvisée. Un moment de poésie et de drôlerie. Rien que pour ça je suis contente d'avoir vu ce film.



Pour la petite histoire, dans la salle de cinéma j'étais assise à côté d'un petit garçon de 8 ans environ au même prénom que mon Rudolf (plutôt rare), même physique aussi et qui a râlé parce que le film était en VO. Il boudait comme mon Rudolf sait si bien le faire ... j'avais un peu l'impression d'être avec lui.

Kate Manzana 





mercredi 16 mai 2012

Peau de bébé ? non de BB !

Hello girls ! oui aujourd'hui c'est un article exclusivement filles. Vous êtes prévenus.
Je vais vous parlez de la dernière BB Cream que j'ai essayé. BB cream ?? oui une «blemish balm cream» tout simplement.
La BB Cream vient de l'Est, de l'extrême Est, de l'Asie, plus précisément de Corée où les femmes sont adeptes du teint parfait. Et la Blemish Balm Crean a toutes les vertus : hydratation, apaisement et anti-imperfections. C'est entre une crème hydratante et une base de teint, une sorte de fond de teint léger hydratant et légèrement couvrant.

J'avais déjà acheté la BB cream de Garnier que j'avais appréciée même si je la trouve un peu épaisse et brillante, et je me demande si ça n'est pas elle qui m'a donnée de vilains boutons sur le menton ... en tout cas c'est ce que notent d'autres utilisatrices aussi ...

Bref, après avoir lu plusieurs notes de blogueuses sur la BB cream de L'Oréal, j'ai craqué pour le Nude Magique teint clair (14€) un soir au Monoprix des Champs Elysées, en attendant que Pam sorte de son travail. Pam l'experte beauté entre toutes qui jamais n'achètera de produits L'Oréal, donc j'ai fait mon achat en catimini en lui avouant quand même mon forfait.


La texture est assez étonnante, fluide et un peu granuleuse. La crème est très blanche, cela peut surprendre.
Je l'applique avec les doigts et instantannément j'ai le teint lissé et éclatant, un effet bonne mine immédiat. Un peu comme si j'avais passé 2 ou 3 heures dehors à prendre quelques couleurs.
En revanche comme ça n'est pas un fond de teint ça n'est pas très couvrant. En ce qui me concerne cela me suffit, je ne mets rien d'autre. Mais pour certaines, j'imagine que cela ne peut être qu'une base de teint.

Mais quand est-elle des vertus supposées de la BB Cream ?
- hydratation : Nude Magique ne laisse pas la peau sèche mais n'hydrate pas comme il se doit, ne pas oublier sa crème de jour ...
- apaisement : je n'ai pas la peau très "stressée" mais je ne suis pas certaine que la crème apaise. J'ai l'air moins fatiguée, c'est peut-être ça être apaisée ?
- anti-imperfections : bon, faut pas exagérer. Si vraiment vous avez quelques tâches, une rougeur, ça ne couvrira pas. En revanche cela uniforme le teint et lui donne ainsi un éclat particulier.

Verdict : je ne pense pas que les "expertes beauté" qualifieront ce produit de BB cream, mais ça n'est pas très grave de ne pas rentrer dans la case si le produit apporte d'autres bienfaits.
J'y ai trouvé une crème légère, couvrante juste comme il faut pour mon teint, qui donne bonne mine et facile à appliquer. Depuis que je l'applique, on me dit que j'ai bronzé, impossible avec le temps que l'on a depuis plusieurs semaines ....
Si vous voulez un effet très naturel, si vous avez la peau plutôt claire et que vous ne cherchez pas un fond de teint couvrant, cette BB Cream Nude Magique de L'Oréal est pour vous !

J'en suis donc très satisfaite et si je répondais à une étude marketing je mettrais la note de 8/10, je rachèterais le produit et le conseillerais à mes connaissances, ce que je suis d'ailleurs en train de faire !

Kate Manzana

dimanche 13 mai 2012

Espace Rambouillet

C'est bizarre ce nom, "Epace Rambouillet", ça sonne comme une salle municipale, alors que c'est en pleine forêt et que l'on vient y observer des animaux dans un environnement sauvage. Bon un "Espace" sauvage, dans la forêt de "Rambouillet", je m'incline et  je prends acte "Espace Rambouillet".
Après cette introduction, forte intéressante et pleine de disgressions inutiles, je vais vous parler de ma visite au dit "Espace Rambouillet" ce week-end avec Karl, Rudolf et son copain de toujours Gino.

L'Espace Rambouillet c'est une journée de découvertes en forêt, un endroit géré par l'ONF (Office Nationale des Forêts), respectueuse de la nature et des animaux. Organisé en 4 grands thèmes, vous pouvez cotoyer les cerf, biches, chevreuil, rapaces, arbres ...

Arrivés vers 12h30, nous avons commencé par .... le pique-nique !
Installés à une grande table en bois sous les arbres, nous avons avouré sandwichs et fraises au son des oiseaux en contemplant la cime des arbres. Un très beau soleil, une brise de printemps, les fleurs sauvages, la nature !



La panse pleine de fraises, nous avons commencé par "la forêt des cerfs", sentier de près de 2 kms, ponctué par des postes d'observation et des panneaux d'nformations pédagogiques.
Derrière les barrières en bois, nous avons vu des biches et des cerfs (assez loin quand même - n'oubliez pas les jumelles) mais aussi de plus près des aurochs, animaux impressionants, venus tout droit de la préhistoire, et très utiles pour la forêt car ils mangent les herbes qui empêchent les jeunes arbres de pousser.



Une fois cette belle promenade terminée, nous avons décidé de cotoyer la cime des arbres avec "l'odyssée verte", ballade suspendue dans les arbres. Mais ça n'est pas de l'accro-branche, c'est une promenade accessible à tous où l'on rejoint des plateformes éducatives via des passerelles. 18 plateformes, 300 mètres de promenade !





Après tout ça, un peu de repos s'imposait. Retour à la table de pique nique pour une grande rasade d'eau ... c'est festif les sorties en forêt !

Nous sommes ensuite allés découvrir les rapaces dans "la forêt des aigles". Une centaine de rapaces, diurnes et nocturnes, visibles de très près et un joli spectacle pour cloturer la visite.
J'ai au moins retenu qu'il y avait donc 2 espèces de rapaces (diurnes et nocturnes) et que les rapaces nocturnes sont de 2 familles, les chouettes et les hibous. Facile, non ?





Ce hibou est vraiment impressionnant par sa taille (70 cms de haut et autant de large !)

Le spectacle montre des faucons, des aigles et surtout des vautours. Ces oiseaux sont très imposant avec une envergure d'ailes incroyable. Pendant la démonstration, les oiseaux vont d'un bout à l'autre de la (petite) prairie, autour de laquelle sont assis les spectateurs. Et les vautours ça vole très bas, très très très bas ... avant d'éviter les obstacles. Si bas, que le monsieur devant moi est tombé  la renverse et que plusieurs fois j'ai été recoiffé par les ailes des rapaces.



Ca passe très très très bas .... je vous l'avais dit ...


Nous n'avons pas fait "la forêt sauvage", promesse de rencontre avec les cerfs et les sangliers. Mais il était déjà presque 17h (ça ferme à 18h30) ... et le circuit est immense. Nous reviendrons pour observer les daims, biches, petits animaux, trouver les indices de leur passage et se faire peur avec un sanglier qui déboule !

A moins d'une heure de Paris, l'Espace Rambouillet est une endroit éducatif qui permet la sauvegarde des espèces sauvages de la forêt. Je vous conseille vivement d'aller vous y promener et n'oubliez pas l'appareil photo (même si vous passerez pour un amateur devant les télé objectifs des professionnels).

Rudolf et Gino ont "tout aimé" mais je crois que c'est surtout le spectacle des rapaces qui les a impressionné. En tout cas nous n'avons jamais entendu "je m'ennuie", "quand est-ce qu'on s'en va ?", "j'ai mal aux pieds", "j'veux plus marcher" .... un miracle !

Kate Manzana

vendredi 11 mai 2012

Deuxième génération

Bonjour les amis du pas it blog !!
Dites moi ça fait combien de temps que je ne vous ai pas parlé d'un survivant des camps ?
Ca vous a manqué ? non ? tant pis, parce qu'aujourd'hui on y retourne !

Cette semaine j'ai lu un roman graphique - c'est le nouveau nom des bandes dessinées qui raconte des histoires qui pourraient être des romans, et en fait j'ai découvert que je lisais des romans graphique, pas des bandes dessinées, ça change tout ! - intitulé Deuxième Génération (ce que je n'ai pas dit à mon père) de Michel Kichka.


Ce livre, pardon, ce roman graphique, retrace la jeunesse de l'auteur dans l'ombre de la Shoah. Michel Kichka est le fils d'un survivant des camps et chez lui on n'en parle pas. Michel se pose beaucoup de questions, il se demande ce que son père a pu vivre, il cherche son visage sur les photos, dans les films (drôles et joyeux) de Lanzmann, il aimerait que son père lui en dise plus. Mais ce père veut oublier jusqu'au jour où ...
Le ton de ce roman est à la fois tendre, intime, poignant et ... drôle. Nous ne sommes pas dans la dureté de Mauss de Spigielman (la référence en matière de roman graphique sur l'après Shoah), livre que je n'ai jamais pu lire devant la dureté des dessins et du ton.
Ici Michel Kichka nous emmène dans son intimité, ses doutes, ses peines, sa vie, ses joies, et ses secrets de famille. Comment se construire quand son père a vécu la pire des choses ? comment continuer à vivre ? comment vivre ?

Michel Kichka, que je ne connaissais pas est un dessinateur israëlien, qui vécu son enfance en Belgique. Sa famille avait fuit la Pologne avant la guerre. Il a 2 soeurs et 1 frère, il est proche d'eux, alors que ses parents les envoie assez vite en pension. C'est l'après guerre, la vie n'est pas très facile, pas très heureuse et on fait au mieux pour ses enfants.
Michel Kichka semble avoir une énergie et un humour débordants. A travers de son livre, on imagine un type sympa, rieur et sensible.
Il parvient à raconter l'histoire difficile de sa famille avec humeur et finesse.



Pénélope Baguieu en parle très bien ... Pénélope c'est la dessinatrice de Joséphine (ICI), une drôle de trentenaire, qui vous donnera plus envie que moi qui m'embrouille ...



En bref, pour celles ou ceux qui aiment les romans graphiques, pour celles ou ceux qui "aiment" les histoires de survivants des camps, ce livre est pour vous !

Kate Manzana


mardi 8 mai 2012

Recherche Pam désespérément

Cela fait quelques semaines que nous avons perdu Pam ... plus de nouvelles sur le blog ... Pam, où es-tu ? que fais-tu ?
Pour vous, chers lecteurs, je suis partie, telle une reporter avisée à la recherche de Pam ... et j'ai trouvé où elle se cachait. Oui, oui, cher lecteur, j'ai déniché Pam !


La journée, Pam est avec ... Marilyn. LA Marilyn, la vraie, l'unique, la pulpeuse, la star !
Elle connait tout de sa vie, de ses joies, bonheurs, malheurs, déceptions ...


Mais bon, ça n'est pas Marilyn qui a fait disparaitre Pam de la blogosphère. Non, non, c'est autre chose. Le soir et le week-end Pam est très occupée par ça :


Une clé d'appartement ! Et oui Pam déménage et ça prend du temps, d'autant plus que Pam déménage à 100 mètres de chez elle, et que dans ces cas là on se dit "ça va être facile, je vais emporter des choses un peu tous les soirs, de toute façon je laisse la plupart des meubles (et oui le renouveau), et puis j'ai quelques semaines devant moi ...".
Et oui, mais quand on y est c'est plutôt "comment je vais m'en sortir, je suis crevée, j'ai plus de choses que prévu, je n'aurais jamais tout fait ...."
En images ça donne à peu près ça :





Donc Pam déménage. Pam quitte 15 ans de vie. Pam quitte un appartement qu'elle a aimé mais qui devient trop petit, trop bruyant. Pam ne veut plus de son immeuble qui s'est délabré avec les années. Pam veut de la lumière. Pam veut de l'espace. Pam veut du calme.
Parce que côté lumière, Pam n'avait pas trop de chance ...


Alors même si les souvenirs, les bons moments sont là, Pam a profité d'une jolie opportunité pour aller dans la rue d'à côté trouver espace et lumière !
Déjà dès l'entrée de l'immeuble, c'est accueillant, très parisien, sympathique, un rien désuet qui en fait tout son charme. Et ça Pam adore !


Ensuite l'appartement, lumineux, avec une très belle pièce à vivre, une hauteur sous plafond digne d'un château (3 mètres à vue d'oeil), une grande cuisine, et tout est refait à neuf ! Le bonheur !


Côté cuisine, une jolie vue très parisienne sur les toits en zinc et une école en briques.


Bref, un petit coin de paradis en plein Paris que Pam occupera dans 5 jours ! et je peux vous dire qu'elle est pressée ... très pressée.
Et moi, Kate, je suis pressée de venir pendre la crémaillère !

En direct de Paris,
Kate Manzana

dimanche 6 mai 2012

La princesse des glaces

Ah ! enfin un très bon livre à vous faire partager !
Je vous avais parlé de Cyanure de Camilla Lackberg en début d'année (ICI) que j'avais moyennement apprécié même si je sentais que cela aurait pu être THE roman. Je n'ai donc pas résisté à l'appel de Camilla et à son premier roman : La princesse des glaces - Ed Actes Sud


Un roman policier très très réussi, dans la lignée des polars suédois à l'atmosphère si particulière, entre mélancolie, douceur et force, et surtout avec une teinte plus " légère" que Mankell ou Larsson. La Suède s'illumine même en hiver et par certains côtés j'ai revu dans ce livre des images du dernier Millenium sorti au cinéma dont je vous avais aussi parlé (ICI)
En résumé, ce livre c'est : La Suède en hiver, un port au nom imprononçable Fjällbacka, une héroïne qui reviendra dans les livres suivants, Erica Falck, et bien sûr une histoire de meurtre sous fond de secrets de famille.

Le port de Fjällbacka
Dans ce petit coin paisible de la Suède, une jeune femme est retrouvée morte dans sa baignoire gelée (en hiver, ça caille un peu là bas ...). Erica est une amie d'enfance de la victime. Elle est écrivain et passe quelques semaines dans le village après la mort de ses parents. Elle aimerait comprendre ce qui s'est passé et retrouve un vieil ami policier qui travaille sur l'enquête sous les ordres d'un commissaire bête et méchant. Ils partent explorer les secrets et non dits de ce village si paisible.

Tout est réuni pour faire de ce roman une réussite : les personnages, l'intrigue et le style.
Chaque personnage est finement décrit, on se surprend à vouloir en savoir plus sur eux et continuer à suivre leur vie une fois le livre terminé. Ouf il y a encore 4 livres et un dernier qui sort en juin chez Actes Sud.
On se laisse porter par l'histoire et son dénouement probable mais pas facilement trouvable, ce qui rend la lecture agréable car l'auteur ne cherche pas à créer du suspense inutile, non, elle nous entraîne dans un moment de vie de quelques semaines et on se laisse porter avec plaisir.
Le style est efficace, limpide et exigeant à la fois. Pas de "chichiteries", de romantisme à 2 balles ou de psychologie de comptoir. Non une vraie sensibilité servie par une plume agréable.


Mais qui est cette Camilla Lackberg, qui raconte si bien les histoires ?
Une jeune femme suédoise née en 1974 et auteure de romans policiers (déjà 7 à son actif) et déjà lauréate de 3 prix : Ecrivain de l'année en Suède (2005), prix de littérature du peuple suédois (2006) et Grand Prix de Littérature Policière en France en 2008 pour le livre dont je vous parle.

Il est vrai que je ne suis pas une experte en littérature policière et que beaucoup m'avaient déçue, exceptés Agatha Christie et Conan Doyle. Depuis quelques temps je voulais moderniser mes lectures sur le sujet ... j'avais donc plongé dans les Mankell et son inspecteur Wallander (bien mais un peu plombant ...), qui m'avaient emmené petit à petit sur les pas des auteurs policiers suédois. Et même si Millenium n'avait pas trouvé grace à mes yeux, je dois bien avouer aujourd'hui que les écrivains policiers suédois sont certainement parmi les meilleurs !

Vivement ma lecture du prochain opus de Camilla ....
Kate Manzana


Edit : en plus vous avez de la chance, La Princesse des Glaces est disponible dans la collection poche de Actes Sud, Babel.
Edit 2 : non vraiment foncez ! vous ne pourrez pas être déçus !

vendredi 4 mai 2012

Bon Week-End !

Une angine et hop le blog tombe en friche ...
Promis je reviens la semaine prochaine ... avec un cerveau tout frais !



Bon Week End les pat it blogueurs !
Kate Manzana